Chine et Etats-Unis : de la guerre commerciale à la “guerre glaciale” ?

Sur le entrance de la guerre commerciale, la ligne choisie par Donald Trump n’a probablement pas changé : forcer les autorités de Pékin à bouger, en limitant les effets négatifs sur l’économie américaine. Depuis le lancement des initiatives au printemps 2018, l’perspective n’a que peu varié. Elle consiste à prendre appui sur une state of affairs économique favorable pour durcir le ton par rapport à une politique commerciale chinoise considérée comme déloyale. Bien sûr, les mesures prises pèseront négativement sur la croissance américaine. L’motion entreprise n’est-elle pas de “longue haleine” ?

Mais le level de départ en termes de tempo de l’activité est suffisamment élevé pour que le risque de “perdre quelques plumes” soit accepté. Et puis, si la dégradation se fait plus forte, la politique économique est sollicitée. N’est-ce pas ce qui est en practice de se passer avec la politique monétaire ? Même si l’exécution par la Fed n’est pas à la mesure des attentes de la Maison Blanche. L’Administration américaine admet qu’elle ne peut pas “courir tous les lièvres à la fois”. Si le file chinois est au centre de ses préoccupations, sans doute est-il alors nécessaire de “lâcher du lest” sur le dossier des relations commerciales avec l’Europe et le Japon. Tout comme il paraît avisé de rechercher à faire “baisser la pression” diplomatique, voire militaire, aux confins des mondes arabe et perse…

Les autorités chinoises sont persuadées que les Etats-Unis n’ont pas qu’un objectif de rééquilibrage des échanges commerciaux bilatéraux. L’oncle Sam ne veut pas être challengé, pour ne pas dire dépassé, par une Chine conquérante. Dans ces circumstances, il faut se préparer à des tensions persistantes entre les deux pays. Celles-ci ne disparaîtront pas avec un changement d’Administration américaine.

L’vital est donc de faire en sorte que l’économie chinoise ne soit pas trop affectée par une crise qui est faite pour durer. C’est le cas jusqu’à maintenant, face à une stratégie américaine largement fondée sur le renchérissement des droits de douane. L’objectif des réformes structurelles ne doit pas être mis de côté (montée en gamme de la manufacturing, lutte contre la air pollution, désendettement et réduction de la pauvreté) et l’utilization des mesures de relance doit être calibré au niveau nécessaire, pas plus.

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