Comment décrocher un label environnemental

Bienvenue dans la jungle des labels. Tant dans l’alimentaire que dans les cosmétiques ou le textile, la liste est longue. «Il existe plus de 400 logos à vocation environnementale apposés sur les produits de consommation courante» indique Emily Spiesser, chargée de mission consommation sturdy à l’Ademe. Bien sûr, tous ne se valent pas. Les enjeux environnementaux variant selon les produits – un shampoing n’a pas les mêmes impacts environnementaux qu’un t-shirt ou une tomate –, à chaque catégorie de produits ses propres labels. Pour bien le choisir, vous devez prendre en compte, a minima, deux critères : «la certification qui doit être réalisée par des tiers indépendante et le label, qui doit disposer d’un référentiel, accessible à tous et prenant en compte le cycle de vie entier du produit».

Pour se repérer, l’Ademe a mis en ligne une web page consultable librement ademe.fr/labels-environnementaux, où elle recommande 100 labels environnementaux dans 12 catégories différentes. Pour un gel douche ou un savon par exemple, vous avez le choix entre 5 labels : Ecocert Cosmétique écologique, Ecolabel européen, Cosmebio, Nature et Progrès et Demeter. Tandis que sur un produit textile, l’Ecolabel européen et GOTS (World Natural Textile Normal) sont recommandés. La difficulté est de distinguer les labels environnementaux sérieux des allégations environnementales sans garanties. Histoire de ne pas «s’autoproclamer plus vertueux que les autres et d’aller à l’encontre du greenwashing», clame Mathieu Jotrau, directeur R&D de Novamex qui conçoit les produits d’entretien l’Arbre Vert.

Contrôles inopinés

A partir du second où l’on entame la démarche, il faut compter 6 mois et débourser au moins 1.000 euros chaque année. Concrètement, l’entreprise doit fournir un file method complet à l’organisme certificateur. Celui-ci procède ensuite à un audit pour faire des vérifications sur website et éventuellement à des prélèvements aléatoires. «L’auditeur s’guarantee sur place de l’exactitude de ce qui est déclaré», rappelle Murielle Gauvain, cheffe de produit Ecolabels à l’Afnor Certification. L’entreprise de textile Ekyog a ainsi dû pousser certains de ses fournisseurs à obtenir le même label qu’elle. «C’est un schéma vertueux qui pousse à améliorer le sourcing», souligne son directeur, Dominique Desodt. D’autant que par la suite, l’organisme peut aussi procéder à des contrôles programmés ou inopinés. «Il ne faut pas y voir de la surveillance ou de la répression mais un moyen de se remettre en query et d’améliorer ce qui peut l’être», constate avec philosophie Mathieu Jotrau. Ces premiers contrôles drastiques sont allégés au bout de trois années de certification.

Il faut savoir qu’un organisme certificateur ne peut aider ou conseiller l’entreprise dans sa démarche. Query de déontologie. «Nous ne pouvons pas être juge et partie» témoigne Murielle Gauvain. Certains ont donc créé des filiales dédiées à la formation telles qu’Ecocert Professional Consulting, pour accompagner les entreprises. Novamex, qui a fait certifier 95% de sa gamme, soit une centaine de produits, a choisi l’Ecolabel européen qui garantit l’exemplarité du produit en termes d’influence environnemental tout au lengthy de son cycle de vie, du choix des matières premières en passant par la fabrication du produit, son utilization et sa fin de vie –ses rejets dans la nature et son recyclage.

Adapter ses course of

La certification est souvent une démarche de la première heure. Pour obtenir le fameux sésame, l’entreprise est contrôlée au niveau de l’achat de ses matières premières, de son centre de manufacturing et de transformation, de ses lieux de stockage, des circumstances de travail et du transport des produits. Cette démarche de traçabilité du producteur jusqu’au consommateur ultimate ne nécessite pas «d’investissements colossaux ou de changements de ses outils de manufacturing. Il s’agit d’adapter son sourcing et ses course of», guarantee Emilie Cherhal, la directrice d’Ecocert Professional consulting, la filiale conseils d’Ecocert. Cost à l’entreprise de se mettre en conformité avec le référentiel du produit qu’elle souhaite certifier et de respecter les critères définis. «On a optimisé la formulation de nos produits, du choix des matières premières jusqu’à la réduction de poids de nos packagings pour respecter les critères du référentiel et effectué différents assessments validés par un laboratoire indépendant pour s’assurer que nos produits étaient aussi performants que les produits classiques», explique Mathieu Jotrau chez L’Arbre vert. «Les cahiers des costs sont très exigeants. Ils nécessitent une vraie implication de l’entreprise», confirme Laurence Massera de Bureau Veritas Certification.

Chaque référentiel compte à minima une centaine de critères. «Pour la certification bio par exemple, il y a plus de 300 factors de contrôle», reprend Emily Spiesser. Mais le jeu en vaut la chandelle. Dans l’alimentaire justement, les trois quarts des Français du bio au moins une fois par mois, selon l’Agence Bio. «Cela apporte une warning et une telle valeur ajoutée qu’il ne faut pas passer à côté. Les shoppers sont exigeants sur les questions de transparence et d’data. Ils en demandent toujours plus et cela ne va pas diminuer», conclut Dominique Desodt.

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