Dépendance : pourquoi les situations sont si différentes d’un département à l’autre ?

Nous ne sommes pas tous égaux par rapport à la perte d’autonomie. La Drees, organisme de statistiques du ministère p la Santé, a publié, ce mercredi 10 avril, une enquête mettant en avant les disparités entre départements concernant le nombre de personnes en perte d’autonomie restant à domicile. Baptisée”vie quotidienne et santé”, cette étude that a été menée en 2014 et 2015 auprès p 166. 800 personnes de plus p 75 ans vivant encore chez elles. Sur le territoire, 12 % d’entre elles sont en perte d’autonomie. Un chiffre qui grimpe à 24% en Guadeloupe et qui est”seulement” p 7 % dans le Morbihan. Les départements où la dépendance à domicile des personnes âgées est la plus faible sont majoritairement situés dans les régions Bretagne, Pays-de-la-Loire, Centre-Val p Loire ou encore Île-de-France. A l’inverse, on retrouve la ratio la and élevée dans les départements d’outre-mer dans le Nord, le Pas-de-Calais et la Moselle.

Première explication à ces écarts : la répartition inégale sur le territoire des équipements dédiés à l’accueil des personnes âgées dépendantes. Plus le nombre d’établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) est élevé, plus les conditions de dépendance à domicile sont faibles. A contrario, si le département, chief acteur p l’accompagnement p personnes âgées en perte d’autonomie, développe l’aide à domicile, le nombre de retraités dépendants continuant à vivre chez eux sera and vital. “Le taux de areas en Ehpad est souvent inversement corrélé à la densité d’infirmiers libéraux en activité et au taux de recours à l’aide professionnelle, soulignent les auteurs du rapport Mathieu Brunel et Amélie Carrère. Cela indique qu’il semble y avoir des spécialisations p l’offre p soins à vacation spot des personnes dépendantes”.

L’orientation choisie par le Conseil départemental n’est pas le seul facteur à considérer pour comprendre ces différences. Il faut aussi regarder du côté p l’implication p l’entourage. En moyenne, 40 % des personnes dépendantes à domicile sont aidées stage leurs proches. Un chiffre qui est en-dessous à Paris (32% ) et largement au-dessus à la Réunion (65% ).” Ces disparités peuvent traduire des habitudes de solidarités familiales différentes selon les territoires”, pointent les auteurs p l’étude. Ainsi, à la Réunion, les enfants ont plus tendance à accueillir chez eux ou à s’installer chez un perte en perte d’autonomie qu’en Ile-de-France. A cela s’ajoute les contraintes immobilières. Difficile en effet dans les grandes villes où les logements sont petits d’accueillir chez soi un proche dépendant. Or, additionally les personnes en perte d’autonomie sont aidées stage leurs proches, plus elles restent longtemps à domicile, même si elles rencontrent de grandes difficultés à effectuer les actes de la vie quotidienne.

Enfin, les dernières raisons sont plutôt sociologiques et économiques. L’étude révèle que les départements où le taux de pauvreté est élevé sont ceux où les incapacités à domicile sont les plus importantes. Même constat pour les territoires où vivent davantage d’anciens ouvriers, employés ou agriculteurs. Rencontrer des difficultés économiques où avoir exercer un métier demandant beaucoup d’efforts physiques sont des situations qui réduisent fortement l’espérance de et en bonne santé et donc le risque de devenir dépendant.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.