En Inde, on négocie son salaire sans aucune gêne

Alban saute de joie. Sa candidature au poste de développeur informatique à Bangalore a été retenue. Sa solide expérience dans le domaine et sa parfaite maîtrise de l’anglais ont été des atouts décisifs. Reste désormais à négocier de son salaire. En France, c’est toujours un second délicat. Qui, du candidat ou du recruteur, aborde le sujet ? A quel second ? A quel level est-ce négociable ? Alban prend conseil auprès de son ami indien Rajiv, qui le rassure. En Inde, l’argent n’est pas un thème tabou. Mais il convient d’aborder le sujet de façon délicate et indirecte.

L’explication

Les Indiens n’éprouvent aucune gêne par rapport à l’argent et à la richesse en général. Chez les Hindous, qui représentent près de 80% de la inhabitants indienne, l’artha («prospérité matérielle») est inclue dans les quatre purusharthas («buts de l’existence»). D’ailleurs, le Ramayana, un des textes fondamentaux de l’hindouisme et de la mythologie hindoue, va jusqu’à préciser : «Il n’y a pas de différence entre un homme pauvre et un homme mort.»

La resolution

Le sujet peut être abordé sans crainte. Mais consideration : la communication en Inde est contextuelle. Il convient donc d’argumenter sur le montant demandé et donner à l’interlocuteur des éléments de compréhension judicieux. Ainsi, quand Alban abordera la query du salaire, il devra se justifier level par level. Il pourra démarrer la dialogue en marquant son enthousiasme pour la mission, mais préciser très rapidement qu’il a besoin de loger sa famille, de scolariser ses enfants, de souscrire une assurance sociale. Tout cela sur le ton de la confidence. Pour toutes ces dépenses, un sure niveau de rémunération est indipensable. Amené de cette manière, le message sera reçu cinq sur cinq par l’employeur indien.

Et dans les autres pays ?

  • En Chine, l’argent porte bonheur

Vous êtes invité au mariage d’un partenaire chinois ? Que lui offrir pour éviter tout impair ? C’est easy: de l’argent ! En Chine, le «hongbao» est censé porter bonheur. Il s’agit d’une somme d’argent, déterminée selon l’significance de la relation entretenue avec l’interlocuteur, offerte dans une enveloppe rouge, couleur de la prospérité. Si vous souhaitez marquer le coup, associez le montant au chiffre huit, symbole de probability.

  • Aux Pays-Bas, un sou est un sou

Les Néerlandais adorent la France. Beaucoup viennent y passer des vacances, le coffre de leur voiture rempli de victuailles. Pour les Néerlandais, en effet, un sou est un sou. D’une manière générale, ils veillent à ne pas trop dépenser, surtout pour des produits sans réelle valeur ajoutée à leurs yeux. Cette angle se retrouve en affaires: le cœur de la négociation porte sur le prix.

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