Formation : les petits et grands métiers de la finance

Il n’y a pas que les matheux de haut vol qui y sont recherchés : le secteur de la finance offre aussi de nombreuses opportunités aux Bac + 2 ou + 3.

” Les sociétés de gestion d’actifs et les banques d’investissement cherchent en majorité des profils Bac + 4 ou 5. Néanmoins, il existe deux métiers de la finance accessibles aux Bac + 2 ou Bac + 3″, explique Hélène Fresca, responsable des branches banque et assurance de la société d’intérim Walters People. Le premier – et la meilleure porte d’entrée selon elle car les offres d’emploi y sont nombreuses – est le métier de conseiller clientèle dans une banque (en ligne ou en agence). Les clients sont des particuliers, des artisans ou careers libérales qui souhaitent investir leur bas de laine (moins de 80 000 euros) pour le faire fructifier. Le conseiller les oriente alors vers des produits financiers simples: les SICAV (sociétés d’investissement à capital factor ) ou FCP (Fonds Communs de Placement). L’avantage de travailler dans une banque ? Ce secteur forme et fait évoluer ses collaborateurs.

” Jacques Delors n’avait qu’une licence en droit (Bac + 3) quand il est entré à la Banque de France. Il en est sorti avec un Bac + 6″, rappelle René Desbiolles, directeur des diplômes, titres et certificates au Centre de formation des professions bancaires (CFPB). Quant aux Bac + 2 embauchés comme chargés p clientèle, ils ne deviendront pas tous ministres de l’Économie, bien sûr! Néanmoins, après 3 à 5 ans d’expérience en moyenne, ils sont formés et évoluent vers des postes de conseillers en gestion de patrimoine. La clientèle monte en gamme (plus de 80 000 euros) et les produits se complexifient (défiscalisation notamment). Puis, ils passent sur un métier de gestion privée, incluant des opérations boursières (à partir de 150 000 euros) et peuvent terminer leur carrière comme gestionnaire de fortune au sein d’une banque privée ou d’investissement (à partir de 1,5 million d’euros).

Une connaissance des techniques financières

Mais pour débuter et décrocher le poste de chargé p clientèle, il faut un BTS trade ou banque et la certificate AMF (l’Autorité des marchés financiers est le régulateur des acteurs et des produits de la location financière française). C’est obligatoire. Toute personne proposant des investissements doit avoir une connaissance minimale des techniques financières et de la réglementation.

Le second métier available aux Bac + 3 s’exerce dans les coulisses des sociétés de gestion et des banques d’investissement. ” Quand un customer achète une action, il faut une personne qui passe l’ordre en Bourse et vérifie que ce dernier respecte les volontés du client: prix premier de l’action notamment. Cette personne s’guarantee également que la somme a bien été retirée du compte courant du client et que l’action a été comptabilisée sur son compte titres. Il suit également les opérations en cas de vente des actions “, explique Renée Desbiolles, du CFPB.

Cette personne, c’est le gestionnaire des opérations de back-office. Pour décrocher ce poste, il faut une licence professionnelle en gestion des actifs financiers. Ensuite, après quelques années d’expérience, le gestionnaire des opérations évolue généralement vers les métiers p conformité (vérification de toutes les règles et normes en vigueur), en forte demande.

L’avis p l’expert

Le décryptage p Sébastien Ledent, associé du cabinet d’audit et de conseils Mazars.

Quel est l’impact des nouvelles technologies sur les métiers de la finance ? Elles font à la fois apparaître de nouveaux métiers et transforment certains déjà existants. La numérisation a ainsi permis l’automatisation d’un certain nombre d’opérations. Cela n’a pas fait diminuer les besoins en gestionnaires.

Les tâches rébarbatives de saisie ont disparu et le métier s’est recentré sur des missions de contrôle. La numérisation a également permis la collecte d’une montagne de données (le huge data) et il est possible de les exploiter pour être and performant, évaluer and finement le risque attaché à un actif ou anticiper des retournements de conjoncture et les pertes qu’ils pourraient engendrer. Mais pour les exploiter, il faut des data scientists ou information analysts. Ce sont de nouveaux métiers. Il y a 2 ou 3 ans, la finance en recrutait peu. Aujourd’hui, nous sommes en plein boom. Ce sont des profils hybrides : ils ont de fortes connaissances techniques sur tout ce qui concerne les données et une connaissance du métier de la finance et de ses enjeux.

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